Freaking

Bon !

Et ben en avant les conneries hein.

Je commençais tout juste à trouver un équilibre et… Ouais non c’est faux, je commençais tout juste à me rendre compte que je ne trouvais pas d’équilibre quand j’ai fait de la merde. Voilà qui sonne mieux.

Bref j’ai couché avec mon ex sex friend. Qui est casé. la dernière fois qu’on a fait ça (de la merde donc), c’était y’a trois mois et franchement je pensais qu’on en était  plus là. ET BEN SIIII. Troudbal.

Le lendemain j’ai passé une vraie journée de merde de sa race. Parce que je veux plus d’histoire de cul sans lendemain déjà. J’ai envie de construire quelque chose, de vrai. Parce que je veux plus suivre mes pulsions sans penser au lendemain, parce que je veux plus être la fille qui couche avec des mecs casés. Je ne veux plus de ça. J’ai eu trop mal, j’ai pris cher. Et comme toujours avec moi, c’est tout ou rien, et là c’était tout, c’était la tempête et j’en voyais pas le bout. C’était épuisant et il va me falloir un peu de temps pour m’en remettre. J’ai décidé dans le lot d’aller voir un psy, qui sait si ça peut m’aider à gérer tout ça.

Je suis dépitée par ce qu’il s’est passé, même pas en colère. Triste un peu. Et je commence à me demander si je n’ai pas voulu voir que ce que je voulais chez lui. Mais ça me paraît injuste de dire ça, parce qu’on a toujours été honnêtes et que je sais à quoi m’en tenir. Mais là je ne comprends plus. Je crois qu’on est aussi paumés l’un que . Et je sais pas où on ira après ça. Et c’est ce qui me fait encore plus peur.

Apocalyptica

La vie d’adulte c’est naze. J’ai plus de but dans la vie. Avant, je voulais avoir mon master. J’allais en cours, je sortais les soirs, tous les soirs, je passais mes journées avec mes potes et c’était cool. Là non. Oui au boulot ça se passe bien, on s’entend bien et je rigole aussi. Mais c’est pas pareil. Et putain que ça me manque. Je ne sais pas faire, être adulte.

Je ne veux pas vivre sans avoir mes amis constamment dans ma vie. Hé devine quoi, c’est pas possible connasse. Bah on fait quoi du coup ? Bah on fait rien et là on se tape un violent coup de déprime. Et j’ai pas envie de partir en vacances. Ça me fatigue d’avance.

J’ai envie de me cacher sous ma couette en matant des films débiles.

J’ai envie d’un câlin aussi 😦

Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh fais chier.

What you know

Il faudrait que j’écrive ici plus souvent.

Je suis partie en vacances et c’était cool. Des petits séjours qui me permettent de voir un peu tout le monde. Et ça m’a fait du bien, même si je sens que je ne suis pas totalement heureuse.

Mais peut l’être vraiment ? Tout le temps ? Bien sur que non, connasse. Allez va, je t’aime quand même.

Et j’ai adopté un chat. C’est merveilleux à regarder ! Bien sur je me demande un peu si cet engagement était bien raisonnable. Bordel j’ai peur de m’engager avec un chat. Touuuut va biiiien ^^’

 

2DoorsCinemaClub

 

Love again

C’est le bordel. Ça faisait longtemps tiens !

L’année est finie, et la suite me fait peur, évidemment. J’ai déjà vécu l’après master et la dernière fois on peut pas dire que ça se soit bien passé. Mais les choses sont bien différentes aujourd’hui, et ça devrait le faire.

J’ai encore deux mois en entreprise. J’ai du boulot jusqu’en mars. J’ai rencontré des gens merveilleux cette année.

Mais ces deux mois de boulot restant me foutent la trouille. Peur de m’ennuyer ou de ne pas y arriver. Et l’intérim derrière n’en parlons pas…

Et j’ai peur de perdre ces amis, tellement peur que ça me noue le ventre quand j’y pense. Et je ne sais vraiment pas ce que je fous avec ce « sex-friend » qui est sensé n’être plus que friend – marrant il semblerait qu’on se soit quand même envoyé en l’air y’a deux jours dans les bois. Cette situation est merdique à souhait, et ça commence à me fatiguer.

J’ai peur de la solitude et je déteste ça. Parce que je ne suis plus sensée en être là. Faut croire que j’ai encore des choses à apprendre.

Objectif de cet été : ne pas se laisser bouffer par cette peur. Ne pas faire n’importe quoi de sa vie. Trouver ce qui est « n’importe quoi » et ce qui ne l’est pas. Hahaha.

Love Again – Pentatonix

 

 

 

 

Nightcall

Apaisement. Je suis bien. Bien dans ma tête, bien dans mon corps, bien dans ma vie. Je suis calme à l’intérieur, cette tempête s’est apaisée. C’est comme regarder l’océan au loin (en Bretagne, parce que c’est beau la Bretagne) pendant un orage, voir les éléments se déchaîner, les vagues déferler et ce phare rester debout malgré tout. La beauté de la scène ne fait pas oublier la puissance de ce qu’il s’y passe. Et ce phare qui reste debout malgré tout. Et puis le temps se calme, la mer redevient plus lisse. Se dégage cette impression d’avoir traversé le temps, d’appartenir à quelque chose de plus grand. Je suis un phare dans l’obscurité de ma propre vie, et j’accepte aujourd’hui le déferlement des événements. Peu importe, je n’ai plus peur. Et c’est si bon !

Très narcissiquement je suis infiniment fière de moi pour en être arrivée là. Le chemin n’est pas terminé, mais aujourd’hui j’ai hâte, tellement hâte de voir la suite et de profiter de chaque instant.

Apaisement libérateur.

Tomorrowland

La vie ne cessera jamais de me surprendre. Je ne cesserai jamais de me surprendre. Je suis passée par tant de choses ces trois derniers mois.

Si j’ai foncé tête baissée c’était peut-être aussi pour ne pas trop réfléchir et réaliser a quel point ça me faisait flipper. De sauter dans la vie à nouveau. Ne plus rester en retrait.

Une nouvelle aventure. Beaucoup d’inconnu(es). L’adaptation prend du temps. On y est pas encore. Un pas après l’autre. Pour se relever et faire confiance à nouveau.

Mes défenses tombent doucement, et j’accepte un peu ma vulnérabilité. Mais la peur est là, viscérale. Lâcher prise n’est pas aisé.

Encore un bout de chemin à parcourir.

Absence et état larvaire

Bon. Apparemment, les choses ne se passent pas comme prévues. Mais alors pas du tout. C’est officiel (ou presque), je viens de passer un an à chercher des licornes. Et c’est vicieux comme traque, la licorne n’est pas un animal domestiqué. T’as beau faire ce que les spécialistes de la licorne te disent, si elle a pas envie de venir te voir, elle viendra pas. Non non non.

Et tu vas te retrouver le bec dans l’eau, je te dis juste ça pour te prévenir. Au cas où tu décide de t’initier à la chasse aux animaux fantastiques ! Ça te paraîtra une bonne idée, la raison pour laquelle t’es venu au monde, sentir que si tu l’apprivoises ta vie sera complète et tu vivras dans un monde de bisounours, enfin ! Parce que sinon le monde il est trop moche.

Déjà, tu vas bien galérer la race de ta grand-mère la sauce soja. Parce que si tu t’approches trop près et qu’elle a pas envie, elle tape, elle botte, elle te pète les dents. Alors tu panses tes plaies et t’y retournes, les carottes dans une main et ta détermination dans l’autre. Et puis viens la saison où les licornes se font plus rares, doucement mais sûrement. Et quand t’es là, au milieu de ta forêt enchantée, avec tes carottes dont rien ni personne n’a plus rien à faire, et bien t’es comme un vendeur de parapluie en pleine canicule, tu te rends compte de ton inutilité.

Tu rentres chez toi, bredouille, et tu finis dans un état proche de la végétation. A peine Tristesse et Colère ont frappé à ta porte qu’elles sont reparties. Et tu manges des céréales dans la boîte. Envie et Détermination ne se montrent plus non plus. Et tu glandes sur internet. Indignation et Joie trépignent dehors, tu ne les entends pas ?

Dis donc, elle est vraiment bien fermée cette porte, t’es sûre de pas avoir perdu la clé ?

Peut-être bien que si, mais de toute façon tout ce petit monde finira par casser tes murs, arracher ton toit et briser tes vitres quand elles en auront marre d’attendre dehors.

J’espère que tu connais un bon maçon.

La fin des temps

Les choses arrivent toujours au moment où on s’y attend le moins. Même quand on est quelqu’un de raisonné et qui anticipe (qui a dit control freak ? Tu sors !).

Quelques mois se sont écoulés, entre recherche d’emploi et recherche de soi-même. J’avais associé ce changement de vision du monde à mon âge – oui notre cerveau finit se développer à 25 ans. Les parties importantes en plus ! Mais peut-être que tout ce temps passé avec moi-même ai aussi été bénéfique pour me recentrer. C’est vrai que malgré des bons moments de crise, dans l’ensemble je ne me suis jamais sentie aussi apaisée. Si c’est pas beau.

Bon je sais toujours pas ce que je vais faire de ma vie, mais ça ne me semble même plus si fondamental. Peu importe que je trouve du boulot dans mon domaine, celui-ci m’a déjà apporté de nombreuses choses, mes études m’ont vraiment plu (oui bon pas tout le temps), les gens que j’ai pu y rencontrer aussi et peu importe que je ne les vois plus autant, ou plus du tout. Mes stages ont été une expérience formidable. Humainement d’abord, j’ai adoré travailler là-bas. Et puis c’était vraiment l’éclat’ niveau boulot, y’a pas à dire. Je me levais le matin avec entrain. Et c’est tout ce qu’on demande ! Mais peut-être qu’en sortant de là j’ai mis la barre trop haute pour la suite.

Je pense que je lutterais jusqu’à la fin des temps pour savoir si l’optimiste utopiste qui rêve les yeux ouverts que je suis a raison de me pousser toujours plus haut, plus loin, ou si je suis bien trop déconnectée de la réalité. Une jolie question qui n’a pas de réponse, et c’est très bien comme ça, c’est ce qui rend la vie intéressante après tout…

Invention diabolique

Je déteste le téléphone. T’es obligé de parler à des gens, SANS LES VOIR. Si ça c’est pas tordu. Comment tu fais pour savoir ce qu’ils pensent au delà de ce qu’ils disent ? La communication non verbale est ma raison de vivre, du moins la façon dont j’aime communiquer. On dit tellement de choses sans les dire, je trouve ça fascinant. Et ben là, je me sens comme un aveugle devant la Joconde. C’est frustrant. Et un peu flippant, mais ma métaphore ne tient plus, alors on va l’envoyer bouler.

Oui faut que je passe un coup de fil là, un coup de fil pro. J’ai tenté du yoga, une bonne tasse de thé (qui a un goût d’argile et j’aimerais bien savoir pourquoi !!) et je me rabat sur l’écriture. Et j’ai toujours pas envie. Je boude. Mais je n’ai pas vraiment le loisir de bouder en fait, j’ai plus le temps pour ça et ça serait une bonne idée de me sortir les doigts d’un endroit où ils ont rien à faire. Oh ma playlist youtube est passée sur « Lose yourself to dance », heureux hasard. J’ai une attention de poisson rouge. Allez mon ptit lapin, la Raison te dit de finir cette article, éteindre la musique et prendre ton téléphone. La Peur n’a qu’à fermer sa grande gueule et se cacher dans un coin en attendant la prochaine fois que je monte sur un escabeau pour changer une ampoule. Let’s go.

Relativité du temps

Vous savez le temps qu’il me faut pour répondre à un mail ? En ce moment, une bonne semaine dans les bons jours. Ca peut en prendre même plusieurs si je suis dans une grande forme… Si j’y réponds. Là pour tout vous avouer, je dois répondre à un mail important que j’ai reçu lundi, et dont j’ai eu une relance ce matin. Grosso modo, je suis dessus depuis six heures. Oui, six heures que je mets la radio, l’éteint, regarde un épisode, mange, boit, lit un article bidon, remet la radio, met une playlist à la place… Ecrit sur ce blog. C’est merveilleux la procrastination.

Pourtant, on dirait pas, mais il y a eu du progrès : je me suis occupée de pas mal de trucs en attente aujourd’hui. Et ça m’a paru une montagne avant, un vulgaire caillou après. Ce qui est dingue, c’est qu’à l’Epoque avec un beau E où j’étais « active », j’en abattais du boulot. Au boulot, en cours, le soir, le we, j’arrivais à jongler plutôt habilement avec toutes mes occupations & obligations. Parce que le temps était limité, j’arrivais à tout faire rentrer dans des cases. Aujourd’hui je n’ai plus aucun case où faire rentrer tout ça, alors c’est le freestyle et tout le monde se balade à poil dans les bois. Oui mes obligations sont telles de petits trolls qui s’éclatent dans la forêt pendant que je les regarde en me disant qu’il faudrait quand même que je m’occupe d’eux avant qu’ils ne grossissent trop et deviennent ingérables.

Je crois tout simplement que j’ai peur. Parce que je me suis trop investis dans cette recherche et que finalement tout m’a juste péter à la tronche de façon systématique et répétée. J’ai mal. Alors j’évite les coups comme je peux. Mais ce n’est pas comme ça que l’on avance hein ?

Je ne suis pas certaine que je puisse me sortir de ce sentiment tapi au fond de mon petit coeur, ne serait-ce que parce que ce n’est pas fini, que même si je me lance (encore !) à corps perdu dedans, il y aura encore des échecs qui me rameneront inexorablement à l’endroit où je suis aujourd’hui.

Pourtant je sais qu’un échec n’en est pas un, qu’on peut toujours tirer du bon d’une situation (6 mois de grass’ mat’ ça rattrape un peu non ?) mais y’a des jours où j’ai juste plus envie et où j’ai envie de me cacher sous ma couette. Ce que je fais, avec une bonne séries et des cookies fait maison. Et ça déchire, tout du moins le temps que ça dure. Et puis tout recommence : la culpabilité de ne pas m’y remettre, la peur, l’envie aussi jusqu’au moment où j’ai juste assez de force pour me jeter à nouveau dans le grand bassin.

On se retrouve la prochaine fois que je me noie dans la propre piscine de mon inconscient…